Lors d’une conférence de presse convoquée ce mercredi 21 novembre en début d’après-midi à l’Assemblée nationale, les lieutenants de François Fillon ont officiellement revendiqué la victoire en estimant que 1304 voix venant de l’Outre-mer avaient été “oubliées” par la Commission de contrôle (Cocoe) dans son décompte final.
Lisant une déclaration solennelle, Eric Ciotti, directeur de campagne de François Fillon, en présence de Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse, a déclaré que, selon le propre décompte du camp Fillon, 1304 voix émanant des fédérations de Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et Mayotte n’auraient pas été comptabilisées par la Commission de contrôle. Toujours selon les fillonistes, le président de la Cocoe, Patrice Gélard, aurait “reconnu cette erreur” lors d’un entretien téléphonique.
Ils réclament donc l’annulation de la victoire de Jean-François Copé et un nouveau décompte de la Commission de contrôle qui acterait la victoire de François Fillon.
Alain Juppé en président de transition?
De son côté, l’ancien premier ministre François Fillon a officiellement demandé à Alain Juppé d’assurer de façon transitoire la présidence de l’UMP. Le maire de Bordeaux, qui n’avait pas pris partie dans le duel entre les deux candidats à la présidence du parti, avait déjà offert ses services afin d’assurer la transition, le temps que les résultats officiels ne soient dévoilés.
Ce nouvel épisode marque un nouveau rebondissement dans le psychodrame de l’UMP. Lundi soir, au terme d’une nuit électorale gâchée par les accusations de fraude et la remontée très lente des résultats, Jean-François Copé avait été finalement déclaré vainqueur par la Cocoe avec seulement 98 voix d’avance.